Docu. Les pervers narcissiques, une violence invisible

« Cette redoutable pathologie est de mieux en mieux connue et étudiée. Certes, le/la pervers(e) narcissique a eu des traumas dans son enfance, et sans doute la petit enfance, car le clivage de la psyché est profond. Mais les stratégies qu’il/elle a mis en place pour « s’en sortir » sont redoutables.
Sa jouissance est liée au meurtre psychique d’un côté / tandis qu’il peut, par ailleurs, présenter une « façade » sociale et relationnelle séductrice qui trompe son monde.
Le PN n’a aucune réflexivité sur lui-même, il ne peut pas se voir faire. Espérer un changement, une « prise de conscience », une élaboration de la vie intérieure est peine perdue. Il semble – d’après ceux qui se sont spécialisés sur cette pathologie – qu’il n’y ait rien à faire ni à espérer, si ce n’est FUIR. Le/la PN continuera sa route en trouvant d’autres proies à vampiriser et à détruire.
Les personnes qui arrivent à se sortir de leurs griffes mettent parfois des années à s’en remettre. D’abord intimement, puis relationnellement, car elles gardent une crainte intérieure de toute relation affective ou professionnelle qui implique un engagement.
Elles doivent à la fois se reconstruire psychiquement et savoir analyser l’univers du PN. Car une fois décrypté, il est lisible dans ses modalités inconscientes, n’ayant que peu de touches sur son clavier relationnel.
Le PN manipule, tord, ment, dit une chose et fait son contraire, puis dit le contraire de ce qu’il a fait, et génère sans arrêt des injonctions paradoxales incohérentes et destructrices. Sa machine intérieure infernale est une broyeuse pour les personnes qui se laissent mal-mener par empathie, compassion, amour ou amitié.

Le fait que cette pathologie soit de mieux en mieux identifiée pose des questions à notre société actuelle. Est-ce qu’il y en a toujours eu autant et que nous ne l’avions pas identifié ? Ou notre société, par différentes ambiances qui sollicitent l’oralité (prendre, se servir = consommer), des revendications de « l’être sans condition » (« Je suis »), des insécurités familiales et sociales aiguës… génère-elle des fixations/régressions sur le narcissisme du Moi et le narcissisme primaire qui favorise son développement ? »
©S. Delrieu 2019

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :