Méditations sur les « Lettres à Nour » et « La controverse de Valladolid »

Deux livres ont accompagné mes réflexions automnales : « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? »[1] de Rachid Benzine, islamologue, et « La controverse de Valladolid »[2] de Jean-Claude Carrière.

Notre air du temps idéologique traverse une tension maximum provoquée par le face à face entre des « idéologies pures et dures » dont certains se font le bras ou le verbe, armés et parfois sanglants. Tandis que le « destin commun » court le risque de se cliver et de vaciller, nous nous rendons compte à quel point l’esprit humain est un territoire où les représentations et les fantasmes font loi et instruisent le réel. Les croyances rigidifient les postures dans un monde simplifié à la sauce binaire. Comment pense-t-on ? Qui pense ? Dans quels conditionnements ? Dans quelle douleur ? Comment la pensée touche-t-elle le coeur ? Comment être plus conscient de l’Histoire de nos illusions et en tirer leçon ? Méditations…

« Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir », de Rachid Benzine

Ce livre est une correspondance imaginée entre un père, philosophe de la lumière du doute vivant au Maghreb et subissant lui-même les pressions d’un Islam se radicalisant, et sa fille Nour partie subitement rejoindre Daesh en Irak pour sauver les victimes syriennes de l’enfer de la guerre, sauver les « bons musulmans » de la soumission et de l’humiliation, et reconstruire un paradis sur terre, l’État Islamique. Le tout en se mariant avec un inconnu idéalisé, comme pour échapper inconsciemment à l’amour trop absolu d’un père meurtri par le décès de sa tendre femme. Ce père a élevé et éduqué sa fille Nour avec la perle de la perle de la pensée critique en imaginant pour elle de brillantes études de chercheuse éclairée. Sa fierté, sa fille chérie, sa blessure.

Durant plusieurs lettres, chacun argumente son point de vue en essayant de convaincre l’autre de son aveuglement et de ses erreurs. Cet échange provoque des accusations en miroir :
– « Ma fille, je veux t’ouvrir les yeux sur les horreurs de Daesh »
– « Papa, je veux t’ouvrir les yeux sur les horreurs des Croisés ».

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La guerre des idées entre le père et la fille est coriace, à l’amour à la mort, jusqu’au dénouement final que je vous laisse découvrir. Arguments contre arguments, le père et la fille bataillent pour se convaincre l’un l’autre, frémissant de leurs valeurs communes ébranlées par des idées opposées, dans une montée en tension qui touche à la fois à l’intime et au politique, à l’état du monde et la théologie, à la famille, au mille feuille de l’existence humaine.
« Guerre des idées » car comme le dit Nour dans sa première lettre : « Papa, nous avons les mêmes valeurs ».

Nour : « Grâce à toi, je me suis imprégnée de toutes ces valeurs auxquelles tu crois : la liberté, la démocratie, l’égalité entre tous les humains, la culture, l’émancipation des femmes, la justice et la bienveillance envers les pauvres. (…) Eh bien papa, j’ai choisi ma voie comme tu as toujours désiré que je le fasse. Ce n’est sans doute pas la voie que tu aurais voulue pour moi. C’est vrai… Mais le futur que nous dessinions, les rêves que nous faisions n’étaient au fond que des figures de l’égoïsme. Cet égoïsme qui faisait passer nos désirs avant les souffrances des autres.
J’ai suivi ton message et ton amour pour moi, papa. J’ai compris avec mon propre cœur et ma propre raison. Je suis libre et je suis heureuse, comme tu m’as toujours voulue. J’ai rejoint un homme que j’aime et qui partage nos valeurs. Ici, nous allons recréer la cité radieuse, un monde humain enfin à l’image d’Allah, Gloire à Lui et du Prophète, paix et salut sur lui. Nous allons chasser les mécréants et tous ceux qui salissent notre religion, chasser les Croisés, chasser leurs esclaves serviles et libérer l’Irak. Nous allons aussi apporter notre message à la Syrie, chasser le dictateur qui martyrise son peuple et méprise l’Islam. (…) Papa, tu me l’as toujours dit : « Nous sommes responsables de ce qui se passe dans le monde. Tant qu’il y a en nous un souffle de vie, nous devons lutter pour la libération des peuples. J’ai accompli ton vœu papa. »

Ce père porte également les questionnements issus des recherches historiques et anthropologiques de Rachid Benzine sur l’époque du Coran, sur l’état d’esprit des hommes du 7ème siècle et des siècles suivants où le texte du Coran fut rassemblé et fixé. Le Coran est-il parole directe de Dieu ou trace de la manière dont les hommes et les femmes de l’époque ont accueilli dans le désert brûlant la descente (tanzîl) d’un message divin ? Le sujet, semble-t-il, est tabou, le père de Nour prend des risques.

Cette correspondance entre le père et sa fille ouvre de nombreux horizons de méditation sur l’espoir et le drame des jeunes qui s’engagent dans un Dijad de type Daesh, les tensions entre l’Islam traditionnel et un Islam inquisitoire qui prône le retour à des origines fantasmées, les graves erreurs des puissances démocratiques (comment faire renoncer aux théories du complot quand la guerre d’Irak a été justifiée par un mensonge d’état sur la possession d’armes chimiques ?), les débats à ouvrir ou à maintenir vivants sur le statut et les contenus des textes sacrés, sur la déliquescence d’un monde matérialiste et d’une société de consommation qui n’offrent pas de sens aux besoins de vie spirituelle, sur l’histoire et nos histoires autour de la Méditerranée, sur les liens familiaux.

Ce livre « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir » cisèle de nombreux défis intellectuels et sensibles qui se posent à nous dans les années à venir. Il fait écho ici, en France, en Belgique à de nombreuses personnes… tout en témoignant d’autres diagonales géographiques : au delà des frontières, des nations et des cultures locales, existe chez beaucoup un état d’esprit et des espoirs communs. Parlons-nous, l’humanité est notre intérêt commun.

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La controverse de Valladolid, de Jean-Claude Carrière

Au fil de mes méditations sur les argumentations idéologiques dans ce type de « face à face », j’ai replongé dans un autre livre, celui où Jean-Claude Carrière reconstitue dans un huit-clos imaginé le grand débat théologique qui eut lieu entre 1550 et 1551 sur fond de géopolitique et d’intérêts commerciaux liés à la conquête du Nouveau Monde par l’Espagne (Colomb, Cortès…) sous la bénédiction de l’Église romaine et l’œil de Charles Quint, roi d’Espagne.

L’enjeu est de taille, il s’agit de répondre à la question : Les indiens ont-ils une âme ? Sont-ils fils d’Adam et Ève ? En fonction du résultat théologique considéré comme jugement divin, il sera ou non permis de continuer de faire d’eux des esclaves nés pour une soumission totale à une « espèce supérieure » élue de Dieu et conquérante.

Trois personnages centraux sont mis en scène :
– Le chanoine Sepulvedas de Cordoue, traducteur d’Aristote qui vient de publier un livre « Des justes causes de la guerre ».
– Le père Bartolomé de Las Casas, qui vit au Mexique et se bat pour que les Indiens soient considérés comme des êtres pourvus d’une âme humaine et méritant à ce titre compassion et miséricorde.
– Le légat du pape, envoyé par l’Église de Rome, qui symbolise ici la position du Juge et qui après avoir écouté attentivement tous les arguments, devra trancher d’un côté ou de l’autre, oui ou non.

Tous s’entendent cependant sur trois points : Dieu décide de tout ; nous pouvons avoir des difficultés à interpréter sa vérité, ses messages, et les signes qu’il place sur notre chemin ; la mission est d’évangéliser tous les peuples humains et d’en être le porte parole.

« Sépulvéda :
— N’est-il pas établi, n’est-il pas parfaitement certain que tous les peuples de la terre, sans exception, ont été créés pour être chrétiens un jour ?
Les murmures qui courent dans les stalles sont tous d’approbation, et Las Casas lui-même hoche la tête.
— Oui, cette vérité est établie, répond le légat.
— Et n’est-il pas certain que nous devons tout faire pour les mener à la vraie foi ?
— Cela ne peut se discuter.
(…)
— Ce bonheur céleste est pour bientôt ? demande le prélat.
— Sans doute. Dieu ne saurait tarder maintenant à manifester sa puissance.
— Il va donc établir son règne ?
— Oui.
— Bientôt ?
— Dès que les derniers infidèles seront convertis. Nous en sommes très convaincus. Notre victoire sur les Maures fut une première preuve de la bonne grâce de Dieu. La facilité avec laquelle les nouvelles terres ont été conquises est un autre signe, très clair. Dieu a décidé de poser sa main sur la Terre.
— Las Casas, qui paraît très agacé, l’interrompt :
— Vous connaissez les intentions de Dieu ?
— Nous les devinons, peut-être.
— En tous cas, vous vous faites aisément son porte parole. Mais comment les Indiens pourraient-ils croire que nous agissons au nom de Dieu ? Partout ils nous appellent ”yarès”, ce qui signifie ”démons”. Pour eux, c’est nous qui venons de l’enfer et qui avons le Diable pour maître ! » (page 82)

Plus loin (page 100)
– Aristote l’a dit très clairement : certaines espèces humaines sont faites pour régir et dominer les autres.
– À votre avis, c’est ici le cas ?
– Oui, Éminence. Ils sont esclaves par nature.
Sepulveda rappelle en quelques phrases ce que tous sont censés savoir : Aristote, dans sa Politique, dit avec netteté que l’esclave n’atteint pas la dignité humaine. Il n’est qu’un instrument animé, une sorte de machine vivante faite pour exécuter les ordres du maître. (…) Sepulveda reprend alors les différentes catégories de rapports dominateurs, établis par Aristote, qui prétendent à établir la bonne ordonnance du monde. Il est juste et normal, dit-il, que la matière obéisse à la forme, le corps à l’âme, l’appétit à la raison, et de la même manière l’animal à l’homme, l’épouse à l’époux, l’enfant au père, l’imparfait au parfait, le pire au meilleur, et cela pour le bien universel de toutes choses. La loi divine et naturelle a pour toujours prescrit cet ordre. Aristote et les théologiens sont en plein accord sur ce point.
– Cet ordre a été établi par le Créateur pour le bien de tous, dit le professeur. Le maître a besoin de l’esclave et l’esclave a besoin du maître. Celui qui est né esclave, s’il reste sans maître, il est perdu. Il se laisse effacer de la terre. (…)
Après quoi, il affirme avec fermeté :
– Oui, Éminence, les habitants du Nouveau Monde sont des esclaves par nature. »

Dans ce livre, les arguments de Las Casas ont une autre coloration, il habite au Mexique, il a vu les massacres, les larmes, les chiens dressés pour tuer, l’esclavagisme. Il parle le langage de la charité chrétienne et de la miséricorde.

Les dialogues et types de logique d’argumentations de la Controverse de Valladolid résonnent dans l’air du temps actuel. Logique froide et rationnelle, justifiant à rebours ce dont elle pourrait se sentir coupable si ce n’était pas fait au nom de quelque chose de « supérieur » (les guerres et massacres y deviennent « justes », aujourd’hui les licenciements en masse le sont devenus également, au nom de la « loi du marché ») contre les élans du cœur et la compassion directe qui ont parfois du mal à argumenter de manière rationnelle, sauf en racontant la vie, le quotidien, l’art, les sourires, l’amour, un regard, l’entraide… l’humain.

Je vous laisse découvrir dans le livre le Jugement prononcé qui aura un impact dans toute la chrétienté. Quant à cette volonté d’évangéliser le monde entier, ce mouvement vers le « même » et l’unique, les interrogations sur le paradis et le diabolos : Quand ? Où ? Pourquoi ? Comment ? Tout cela ne cesse de travailler l’histoire humaine, il suffit d’en être conscient et de ne pas en faire une maladie.

Convocation des deux époques, 1550 – 2016

En cet automne indien où cette fin octobre distille la douceur d’une journée de printemps, je regarde le ciel ponctué de traces de nuages évaporés en laissant ces deux livres infuser dans mon imaginaire, avec les époques dans lesquelles ils s’inscrivent. Ils me racontent des mondes à travers ce que ces personnages de fiction et de réalité, le père, Nour, Sepulveda, Las Casas, le légat du pape… se racontent et nous racontent.
J’aimerais tous les inviter dans mon bureau ensoleillé, avec Jean-Claude Carrière et Rachid Benzine, pour poursuivre la conversation avec eux.

Que ressentirait Nour en s’apercevant que le type d’argumentation « pure et dure » de Daesh quant à la volonté de Dieu ressemble à s’y méprendre aux logiques et aux croyances d’autres hommes en d’autres temps ? La Oumma des musulmans fait-elle écho au « Corps du Christ » que d’autres sont censés rejoindre et habiter « tous ensemble » ? Pourquoi avons-nous besoin d’un tout Dieu puissant au dessus de nos têtes[3] ? De qui sommes-nous finalement le porte parole ? Entre si « Dieu le veut » ou « Inch Allah » chacun choisit-il la fatalité qui l’arrange ? Notre interprétation des « signes » est-elle toujours intéressée ?

Au début du 16ème siècle, Luther se révolta contre les indulgences qui permettaient d’effacer les pêchés et de s’acheter un salut en finançant l’Église ou ses représentants. La question du Salut de l’âme ne pouvait pas être corrompue dans un tel marchandage. L’intérêt matériel dans l’intérêt spirituel a souvent été conflictuel dans l’histoire du monothéisme. Vendre son âme… Comment cette question résonne aujourd’hui ?

Et que faire de cette révolte qui gronde actuellement contre une société soumise à des monopoles où les veaux d’or sont des marques de vêtements et de smartphone ? Pourquoi vouloir remplacer une soumission matérielle par une soumission divine ? Le problème de la soumission n’est-il pas en l’homme ? Nous passons les premiers mois de notre vie de bébé dans la soumission et la dépendance totale (envers des parents-dieux tout puissants), cela laisse-t-il des traces tragiques et magiques ? N’existe-il pas, à l’âge adulte, d’autres chemins d’émancipation à développer en nous ? Allons-nous rejouer le scénario du massacre de la Saint Barthelemy (24 août 1572) entre deux cars de CRS et d’autres protagonistes ?

Méditations sur les fins de cycle, cette période 2008/2023, et le besoin de sens

L’histoire des sociétés est comme celle des hommes, naissance, plénitude et déclin dans l’expansion temporelle, avec une transmission des expériences et des savoirs d’un cycle à l’autre, d’une société à une autre, d’un génération à une autre. Une même ambiance traverse le début du 16ème siècle, la fin du 18ème et aujourd’hui : la société telle qu’elle était se décompose, les structures sociales, économiques et politiques deviennent obsolètes, les failles qui se présentent réveillent à la fois un mouvement de panique face à l’inconnu et de nouvelles espérances pour ceux qui regardent au loin, les précurseurs. D’un côté, nous retrouvons les peurs de perdre son identité avec les replis sur soi, sa communauté et un passé déifié, et de l’autre une révolte par rapport aux injustices de l’ordre passé avec la volonté de se désenclaver et d’inventer de nouvelles formes sociales et politiques. D’autres aspirations se manifestent, avec la joie de faire un bond en avant et d’inventer.

Depuis 2008, la « crise du système » a bien lieu, les pansements ne servent à rien, une métamorphose s’opère. L’étape charnière que nous abordons est bien plus profonde que celles qui ont rythmé certaines déconstructions-reconstructions tous les 230 / 250 ans passés. Les aspirations qui se manifestent racontent la voie de citoyens responsables dans un monde globalisé, d’une conscience politique, économique et écologique fraternelle. Et je rajouterai d’une conscience spirituelle permettant de conclure brillamment avec les derniers 2000 ans d’histoire où la foi et la science ont suffisamment exploré le matériel et l’immatériel, chacune à leur manière, pour que nous en tirions des connaissances communes, paisibles, utiles… et toujours en chemin, afin de s’affiner dans l’étonnement de la création et de la vie.

Cette période actuelle questionne avec intensité le sens de la vie et le cours du destin, de notre capacité à entrer en co-création. Le besoin que la vie ait un sens, ces deux livres en témoignent. Chaque argument de chaque personnage s’appuie sur un sens qu’il donne à la vie, et du coup à la sienne. Car comment orienter ses propres actions dans un univers de chaos ? Comment vivre sur terre, se lever le matin, faire des efforts, construire quoi que ce soit si cela n’a pas de sens ? Dieu n’aurait-il pas une réponse sécurisante sous la main ? Sécurisante ou sécuritaire ? Évitons ce pire. Quand le sens est focalisé sur le gain d’argent, des carottes narcissiques et de l’illusion à l’obsolescence programmée, nous savons que le retour de bâton sera fait de rancœurs et de violences. Évitons cet autre pire.

L’acte d’argumenter, de penser

Cette correspondance entre le père et sa fille est un livre de raison et d’amour, un manifeste pour la sagesse nécessaire de ceux qui ont un pouvoir de décision sur le sort des autres, pour une prise de conscience générale, de tous les côtés et dans tous les pays, des parts de responsabilité dans l’avenir du présent et du prochain.

La bataille intellectuelle que mène ce père pour convaincre sa fille de son erreur et lui ouvrir les yeux est terrible. Car les raisons que Nour invoque pour justifier son engagement en Irak dans l’État Islamique (la souffrance des personnes déchirés par la guerre, les dictatures, l’injustice, la compétition permanente…) ne peuvent pas être niées. Ce qui fait mal ne peut pas être nié. Ce qui déchire ne peut que déchirer. Nour a voulu agir, quitter les beaux discours, soigner, reconstruire. Elle s’est trompée de voix à écouter et de voie à prendre.

En écoute flottante mon esprit navigue avec ces deux livres, avec ce père meurtri, Nour, Las Casas… Notre solution serait de désinvestir les champs de bataille et les idéologies (de tous les côtés), de rééquilibrer la répartition d’un mieux-vivre, d’oeuvrer avec sagesse et de mieux aimer.

Que deviendrait alors « penser » ?
Un acte, l’acte de penser, l’acte de penser hors conflits.
Et écrire ?

En attendant, lire ces deux livres apportent matière à penser nos adversités.

© Sandrine Delrieu. Octobre 2016


[1]. « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? ». Rachid Benzine. Seuil. Octobre 2016

[2]. La controverse de Valladolid. Jean-Claude Carrière. Edition Pocket.

[3] Voir l’article sur le lien éventuel entre un Dieu extérieur et tout puissant et le Surmoi.

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